Je ne sais même pas pourquoi on nous en parle

 

 

 

Football et prostitution deviennent deux mots plus que jamais complémentaires et l’actualité d’aujourd’hui en témoigne : Yann M’Vila serait lui aussi mêlé à une affaire de prostitution de mineure…

 

Mais à quoi bon ? Pourquoi parlons-nous en alors qu’on sait que rien ne changera ?

 

Petite piqûre de rappel : Citons la tristement célèbre Zahia, call girl de profession et à l’occasion cadeau d’anniversaire de l’international Franck Ribery. Il y’a trois ans, l’affaire Zahia a soulevé les passions et aujourd’hui quel en est le résultat ? Rien qui ne juge, rien qui ne condamne.

Ce qui devait devenir une sérieuse affaire judiciaire n’était en fait qu’une nourriture à tabloïd. Aujourd’hui le joueur munichois continue à vivre, à s’attirer la sympathie de tous (enfin presque) et  Zahia est devenue la reine des plateaux et de la lingerie (peu) fine… Au final cette histoire n’a fait qu’apporter la notoriété à cette call-girl sans entacher la réputation du footballeur.  

 

De ces scandales judicaires il n’en résulte qu’une vaste apologie de la prostitution et de l’argent, qui permet tout et confère tous les droits. C’est qu’on ne touche pas aux footballeurs, le ballon rond c’est comme les gallons : c’est sacré.

 

 Alors oui, peut-être, hier Ribery, aujourd’hui M’vila, et demain ? On peut essayer d’en parler au cas où le ras-le bol pourrait prendre, mais ce n’est pas l’exemple montré par l’affaire Zahia qui nous y mènera.   

 

Oui nous sommes nombreuses et nombreux à exprimer du mépris et du dégout, Oui j’entends partout des gens qui veulent crier « Stop », Oui il y’a des pères et des mères soucieux de ce que les médias peuvent vendre à leurs enfants …mais ce n’est pas le cas de tout le monde.  Je ne peux m’empêcher de me dire : des jeunes grandissent avec l’image de cette fille comme d’une personne qui gère très bien sa petite entreprise corporelle.  Et que va-t-on répondre à cette question : «  Coucher pour réussir ? » ...Suivez l’exemple….

 

 

Alors journalistes, je vous le demande : Pourquoi parler de ces affaires si elles ne touchent ni n’émeuvent presque personne ? Juste pour prévenir ? Juste pour dire : oui, ça existe ? Juste pour rappeler que les femmes font encore l’objet de marchandises ? Oui, mais tout cela on le sait déjà et on attend plus de vos plumes.

Voilà qui est dit.

Niskaanishnabe